2 – NOS TERRITOIRES DE GIRONDE

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Juin 2018

Nous reproduisons le courriel que notre délégation adresse à l’ensemble des maires du département de la Gironde. 

Madame le Maire, Monsieur le Maire,

J’ai le plaisir de vous adresser notre nouveau bulletin de liaison du second trimestre 2018, dans lequel nous vous proposons de découvrir la position de l’UPR sur quelques sujets d’actualité.
LA PAC ET L’AMÉNAGEMENT DES TERRITOIRES
Le village de Lédergues, dans l’Aveyron, a été mis en vente sur le site « leboncoin.fr »
https://www.centrepresseaveyron.fr/2018/02/14/le-village-de-ledergues-en-vente-sur-le-bon-coin,3920202.php
Par cette action, son maire veut dénoncer la décision de l’État de revoir le périmètre des zones défavorisées, qui conditionne les aides importantes de la politique agricole commune (PAC). La redéfinition de ces zones a été rendue obligatoire par le règle-ment de l’Union européenne n° 1305/2013. Les critères retenus pour la prochaine carte devront être validés par la Commission européenne. Cela signifie que le maire de Lédergues pourra protester autant qu’il le souhaite, la décision finale est hélas entre les mains d’instances supranationales non élues. Pour en finir avec le mythe des subventions dites « européennes », nous rappelons que le budget de l’Union européenne n’est que la somme des versements de ses États Membres, et que l’UE n’en reverse qu’une partie, après retenue pour ses coûteux frais de fonctionnement. La France verse ainsi à l’UE 23 milliards par an (avant la sortie du Royaume-Uni) et n’en reçoit que 14 milliards : l’UE nous coûte en réalité 9 milliards d’euros par an, et ne nous rapporte rien. Imaginez un peu ce que nous pourrions faire pour nos villages avec cette somme !
SERVICES PUBLICS EN PÉRIL – LA POSTE DOIT TROUVER 2 MILLIARDS D’EUROS.
Sous l’empire de l’article 106 du TFUE* imposant aux services publics la sacro-sainte concurrence, La Poste (La Banque Postale désormais) a fermé énormément de bureaux, désertant notamment les territoires ruraux. Elle justifie sa mutation par la baisse du volume de courriers envoyés en omettant l’augmentation du nombre de colis généré par le développement de la vente en ligne. Elle pourrait facilement rattraper son retard grâce à son exceptionnel maillage territorial. Mais la philosophie de l’UE l’oblige à suivre une logique de rentabilité propre au secteur privé, en investissant dans des domaines comme la banque et l’assurance, qui ne sont pas ses fonctions premières.
La Poste doit trouver 2 milliards d’euros pour survivre. Dans les années à venir, l’abandon des territoires non rentables va s’amplifier. Les épiciers, s’il y en a encore, seront aussi postiers, et pourraient même être des travailleurs détachés de l’UE…
SERVICES PUBLICS EN PÉRIL – LE DÉMANTÈLEMENT DE LA SNCF
Depuis des années, de recommandations en directives, l’Union européenne oblige les gouvernements français successifs à libéraliser la SNCF. Le rapport Spinetta n’est qu’une étape de plus dans le processus de destruction des services publics décidé Par Bruxelles, depuis le traité de Maastricht : séparation de la gestion du trafic et
juin 2018 du réseau, ouverture à la concurrence du transport de fret, ouverture à la concurrence du transport de voyageurs… Et bientôt :
 – 2020 : la SNCF devra ouvrir ses lignes TGV à la concurrence
 – 2023 : ouverture à la concurrence des lignes TER
Objectif de ce démantèlement : rendre la SNCF de moins en moins efficace et de plus en plus coûteuse afin de justifier – aux yeux des français – une privatisation qui finira de l’achever ! Rester dans l’Union européenne, c’est condamner la SNCF, héritage du Front populaire, à la disparition.
Les traités européens accordent à la Commission européenne les pleins pouvoirs en matière de réglementation des services publics. Les conséquences de la libéralisation de la SNCF sont déjà observables au Royaume-Uni : hausse des tarifs, dégradation de la sécurité, de la qualité, des conditions de travail… et surtout pour nos villages et petites communes : la fermeture accélérée des lignes non rentables.
Les Français doivent comprendre qu’il leur faut choisir. On ne peut prétendre défendre les services publics et rester dans l’Union européenne. Sur ce sujet comme sur tant d’autres, les Français râlent depuis 61 ans : avec quels résultats? La sortie de l’UE par l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE),** expliquée avec constance par François Asselineau depuis 11 ans, est la seule solution possible pour sauver nos services publics. Comme ce fût le cas lors du référendum – bafoué – du 29 mai 2005, cette libération nationale nécessite l’approbation d’une majorité de Français, hors clivage.
Avec mes sentiments républicains,
Olivier LOISEL – Référent UPR Gironde

(*) TFUE : Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne
(**) TUE : Traité de l’Union Européenne

Le 22 mars 2018, François ASSELINEAU et l’UPR participaient à la manifestation parisienne contre la privatisation de la SNCF et de démantèlement des services publics.
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