COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’UNION POPULAIRE RÉPUBLICAINE – Ford site de Blanquefort

C

La direction de Ford Europe refuse la proposition de reprise du site de Blanquefort par l’industriel belge Punch Powerglide. Ceci démontre l’incompétence et l’impuissance des élus de la nation à défendre les salariés de Ford Blanquefort et les Français en général.

LES CONSTATS
Emmanuel Macron, Bruno Le Maire, Alain Rousset et Alain Juppé s’offusquent de la décision souveraine des Américains du groupe Ford Europe d’avoir choisi l’option la moins coûteuse : se séparer de 400 salariés plutôt que de céder le site à un repreneur belge qui aurait pu le transformer et former les employés.
Parmi ces quatre hommes se cachent trois « young leaders » formés à la French American Fondation… Pour quoi faire ?

LE VOL DU POUVOIR POPULAIRE
Ces quatre élus n’ont en réalité aucune prise sur les incidences du capitalisme le plus effréné. Ils ont les mains liées par les traités européens et ne peuvent protéger ni leurs industries ni la fuite des capitaux, en vertu de l’article 63 du TFUE. Cet article du traité de Lisbonne interdit le contrôle des mouvements de capitaux entre les États membres de l’UE et les États tiers (dont, par exemple, les délocalisations et l’évasion fiscale). Leur pouvoir est imaginaire.
L’implantation à Blanquefort de l’usine Ford fut obtenue par Jacques Chaban-Delmas en 1973 grâce à des subventions attrayantes, et l’aide de Henry Ford II, petit-fils de Henry Ford. Le site atteint son apogée en l’an 2000 avec 3 600 employés. Puis, depuis 2008 et l’adoption anti-démocratique du traité de Lisbonne, c’est la saignée dans les effectifs, alors que le groupe FORD se porte bien. Un choix a donc été fait d’en finir avec ce site, d’autant plus que désormais, le filon des aides publiques est tari. La France ne dispose que de maigres millions inutiles pour maintenir un site dont l’activité ne concerne plus que la fonderie, sans réel intérêt stratégique industriel pour la firme, dans une région où l’aéronautique domine. Oui, comme le dit Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) dans un tweet, le « pouvoir est aux mains des propriétaires de capitaux ». Mais ne pas dénoncer l’UE comme l’outil juridique qui leur permet d’exercer ce pouvoir, c’est mentir aux Français. 

INCOMPÉTENCE ET IMPUISSANCE DES ÉLITES DIRIGEANTES
Le communiqué de presse de la Région Nouvelle-Aquitaine, publié le 13 décembre 2018 à 16 h 39, illustre bien l’incompétence et l’impuissance des « responsables politiques » de cette euro-région, Alain Rousset en tête, rendus à faire diversion du haut de leur pouvoir fantoche.
https://www.nouvelle-aquitaine.fr/communiques-presse/ford-reaction-au-refus-offre-reprise-groupe-punch-powerglide.html

Alain Juppé, dans un communiqué de Bordeaux Métropole, « demande instamment à Ford de reconsidérer sa position et donner au site de Blanquefort et à ses salariés un avenir en acceptant et aidant la reprise ».

Bruno Le Maire crie à la « trahison » et dénonce la « lâcheté » du groupe américain Ford, lors des questions d’actualité au Sénat ! On croit rêver !
https://www.usinenouvelle.com/editorial/ecoeure-bruno-le-maire-crie-a-la-trahison-apres-le-refus-de-ford-de-sauver-blanquefort.N783074

L’un des salariés de l’usine, le fameux Philippe Poutou, délégué CGT à Ford Blanquefort (syndicat financé en partie par l’Union européenne via la Confédération européenne des syndicats) et porte-parole du NPA, ancien candidat à la présidentielle, semble surpris de la « légèreté » de l’annonce de la décision, déclare être en « colère » et dit avoir « peur de demain ». Il est « convaincu que la bataille va continuer d’une manière ou d’une autre » …

Combien de temps encore avant que Mme Arthaud, MM. Macron, Rousset, Juppé, Le Maire, Poutou, ainsi que l’ensemble des journalistes du pays, se penchent enfin sur l’impact réel des traités européens sur l’économie du pays ? Que dire de leur soutien inconditionnel au principe de la « construction européenne », qui passe forcément par l’irréformable Union européenne (en vertu de l’article 48 du TUE qui annule tout crédit aux arguments d’une « autre Europe ») ?

 De combien de salariés, d’industries la France doit-elle « se délester » avant que les Français et leurs « représentants » ne réagissent ? Pour l’heure, il ne semble y avoir que François Asselineau pour signaler ce désastre, depuis bientôt 12 ans !

COMME TANT D’AUTRES JOUR APRÈS JOUR, LE SITE DE FORD BLANQUEFORT FERMERA DÉFINITIVEMENT EN AOÛT 2019
Philippe Poutou prétend donc continuer le combat mais a « peur de demain » ! Oui, dans un pays ayant perdu sa souveraineté, il y a de quoi craindre pour notre pays ! M. Poutou devrait se poser la bonne question pour se débarrasser du capitalisme et de l’hypocrisie des européistes : quitter l’Union européenne et l’euro, préalable pour retrouver un destin national qui correspond aux intérêts des Français, démocratiquement !

Le tissu industriel français est en voie de disparition depuis les années 1990 sous le double effet de l’article 63 du TFUE et de la disparition du courage de nos élites, plus promptes à la lâcheté et à la trahison qu’à la sauvegarde des intérêts de la France. 

Il sera temps après le Frexit de redévelopper les activités industrielles qui nous ont échappé, avec intelligence vis-à-vis du territoire, des hommes et des femmes qui y vivent, et avec un réel contrôle des flux de capitaux permettant à la France de faire respecter sa loi.

En attendant, Mme Arthaud, MM. Macron, Rousset, Juppé, Le Maire et Poutou, avec la quasi-totalité de la scène politique française (sauf l’UPR !), en sont rendus à faire diversion, puis à constater l’étendue de la catastrophe, pour enfin déclarer qu’ils mobiliseront tous leurs efforts « aux côtés de ceux de l’État, pour aider les salariés touchés par cette décision dramatique à trouver des solutions de reclassement et de formation » ! Nul doute que cela va rassurer les 850 familles gravement touchées par la décision de Ford.

CONCLUSION : QUI TRAHIT QUI, EXACTEMENT, ET EN PERMANENCE ?
D’autres éléments devraient faire réfléchir les Français et les Néo-Aquitains sur le terme « trahison » employé par Bruno Le Maire hier, ou le terme « hostile » employé par Emmanuel Macron :

  1. La Région Nouvelle-Aquitaine a été instaurée par la loi NOTRe sous l’impulsion de l’euro-béat François Hollande et des « grandes orientations des politiques économiques » imposées par Bruxelles (GOPÉ 2014, figurant au « programme national de réformes » de la France en 2015), de façon anti-démocratique (le peuple français n’a pas eu son mot à dire sur la fusion des Régions) et illégitime (ne figurant pas au programme du candidat socialiste).
  2. L’affaire du rachat d’Alstom révèle une vraie trahison de « nos élites » envers le peuple ; le Centre français de recherche sur le renseignement l’avait affirmé il y a quatre ans tout juste dans le rapport intitulé « Racket américain et démission de l’État : le dessous des cartes du rachat d’Alstom par General Electric », signé du directeur Éric Denécé et de Leslie Varenne : https://www.upr.fr/actualite/france/rachat-alstom-le-centre-francais-de-recherche-sur-le-renseignement-cf2r-publie-un-rapport-qui-conclut-a-un-scandale-detat/

N’y aurait-il pas alors des raisons d’enquêter sérieusement sur l’affaire de Ford Blanquefort et sur la disparition implicitement programmée de l’usine, entraînant dans sa chute la destruction des emplois du secteur ?

Compte tenu de l’impossibilité pour la France de modifier l’Union européenne en sa faveur, en raison de l’article 48 du traité sur l’Union européenne, la délégation de l’UPR de la Gironde demande aux Français de mobiliser tous leurs efforts pour les élections qui viennent, afin de faire comprendre que sauver la France, son savoir-faire et ses habitants, travailleurs, ingénieurs, ouvriers, etc., passera nécessairement par la sortie de l’Union européenne ! 

Délégation UPR de la GIRONDE
[email protected]
upr-gironde.fr
upr.fr

L’Union populaire républicaine (UPR) a été créée par François Asselineau le 25 mars 2007 pour rassembler les Français, hors clivage, dans le but de rétablir la démocratie et de sortir la France de l’Union européenne et de l’euro (FREXIT), et de l’OTAN.

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