Ford Blanquefort – Communiqué de l’Union populaire républicaine de la Gironde

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Bordeaux le 21 mars 2019

L’UPR Gironde constate encore une fois que les analyses de l’UPR sont confirmées par les événements : les mêmes causes entraînent les mêmes effets.
Le 18 décembre 2018, nous avions annoncé que ni les larmes ni les cris d’orfraie de Messieurs Macron, Philippe, Rousset, Le Maire, Poutou et consorts ne serviraient à sauver Ford Blanquefort.
Hélas, trois mois plus tard, Ford USA a en effet confirmé que les licenciements allaient pleuvoir non seulement en Gironde mais dans toute l’Europe :5000 en Allemagne, 850 en France, et bien d’autres en Grande-Bretagne.
https://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKCN1QW26D-OFRBS

« Ford prévoit de supprimer plus de 5.000 emplois en Allemagne et de réduire aussi ses effectifs en Grande-Bretagne via notamment des plans de départs volontaires dans ces deux pays, a annoncé vendredi le constructeur automobile américain, qui cherche à renouer avec les bénéfices en Europe.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des annonces effectuées en janvier, quand Ford a fait savoir qu’il allait supprimer des milliers d’emplois, arrêter la production de véhicules non rentables et éventuellement fermer des usines en Europe pour y atteindre une marge opérationnelle de 6%.
En France, cela se traduira par l’arrêt de la production de boîtes de vitesse dans l’usine de Blanquefort en août.
“A travers ces programmes et d’autres initiatives, Ford Allemagne s’attend à réduire ses effectifs de plus de 5.000 emplois, intérimaires compris”, a dit le constructeur vendredi.
L’ampleur des réductions de postes en Grande-Bretagne n’a pas été précisée. »
850 emplois sur le site de FORD sont touchés, mais au total plus de 2000 emplois sur le territoire aquitain sont menacés, dont parfois des familles entières, comme le rappelait le député Alain DAVID hier à l’Assemblée (https://youtu.be/XZsp3QBqAUE).
FORD, après avoir engrangé de multiples subventions depuis des décennies, s’est tout de même engagé à verser 20 millions d’euros pour la réindustrialisation du site (une dépollution et un rachat des machines outils par les salariés qui espèrent maintenir la même activité au même endroit) et 165 millions d’euros pour le licenciement d’au moins 400 personnes (Plan de Sauvegarde de l’Emploiou PSE).
Au total, il faut bien comprendre que FORD a gagné, et se retire de Blanquefort, selon sa volonté initiale, notamment aidé par le cadre des traités européens.

Nous invitons chacun à se renseigner surl’article 63 du TFUE (Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne) qui pose que :

  1. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sontinterdites.
  2. Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux paiements entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites.

Nos responsables politiques et syndicalistes sont pieds et poings liés à l’Union européenne ultra-capitaliste et non protectrice, qui organise la concurrence la plus féroce entre les Etats membres et les pays tiers, n’en déplaise à Monsieur Poutou, salarié de Ford Blanquefort, militant CGT (syndicat financé en partie par l’Union européenne!) et ancien candidat à la présidentielle. Ce dernier feint-il d’ignorer le rôle fondamental de l’UE dans l’impuissance des élus ? Il maintient contre tout raisonnement logique son soutien à la construction européenne, avec son projet d’une  Autre Europe  » des travailleurEs et des peuples » (1), projet qui serait de toutes façons retoqué par Monsieur Juncker et ses commissaires non élus.
Qu’adviendra-t-il du site de Blanquefort ? De la même façon que le groupe FORD, une multinationale étrangère pourrait venir s’y installer, attirée par des subventions alléchantes et la revitalisation du site, et partir selon son bon vouloir dès que la rentabilité ne sera plus au rendez-vous, car telle est la vie des investisseurs hors sol.
Non loin de là, l’entreprise de production d’engrais Yara (groupe norvégien fondé en 1905) se restructure sans prendre en compte les propositions syndicales (fermeture de l’usine de Pardies dans les Pyrénées Atlantiques, par exemple). La direction de leur usine girondine d’Ambès vient de licencier un syndicaliste CGT de façon scandaleuse, surtout quand on sait que sa femme travaille à Ford Blanquefort (jusqu’en août 2019, donc).
Tout ceci fait dramatiquement écho à nos analyses récurrentes sur la dictature des puissantes multinationales sur les faibles salariés, aidées par des marionnettes européistes et des traités antidémocratiques qui leur donnent les moyens de leurs basesœuvres. La souveraineté et la démocratie que réclament les Français chaque samedi depuis 4 mois ne sont pas de vains mots. C’est exactement le combat de l’UPR depuis bientôt 12 ans.
Sortir de l’UE sera un atout immense pour la France qui pourra retrouver un contrôle des flux de capitaux, limitant ainsi au maximum l’exploitation amorale des salariés français.

La délégation UPR de la Gironde se tient à la disposition des journalistes, responsables politiques et syndicalistes qui voudraient en savoir plus sur la situation déplorable et scandaleuse des industries, en Gironde et en France.

(1) tract NPA 2019 (fautes d’orthographe incluses) : « Si nous combattons l’Union européenne capitaliste, nous sommes internationalistes, nous voulons construire une Europe des travailleurEs et des peuples. »

NB :Le NPA ne pourra pas se présenter aux Européennes 2019, faute de financements et d’adhérents (2000 estimés via la CNCCFP contre 35271 réels pour l’UPR)… et malgré la couverture médiatique dont ils bénéficient (13 passages sur France Télévisions depuis septembre 2017 contre

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