LETTRE D’INFORMATION AUX MAIRES DE GIRONDE N°3

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Nous reproduisons un extrait de la lettre d’information N°3 adressée à l’ensemble des maires de Gironde le 18 janvier 2019.

Madame la Maire
Monsieur le Maire,

Je tenais en mon nom et au nom de l’ensemble des membres du Bureau départemental girondin de l’UPR, à vous présenter nos vœux républicains les plus sincères à l’occasion de cette nouvelle année 2019, beaucoup de succès dans vos projets publics et de satisfaction pour vos administrés.
Alors que les prochaines élections municipales se tiendront dans 14 mois, une récente enquête alerte sur la crise des vocations dans les communes, et en particulier les petites communes. 55% d’entre vous voudraient raccrocher leur écharpe en 2020 !

La réforme territoriale imposée par Bruxelles en est la raison invoquée. Vous êtes une majorité à porter un jugement négatif sur la loi NOTRe de 2015. La diminution drastique des versements de l’Etat aux communes est due pour l’essentiel à la réduction programmée de la dotation globale de fonctionnement, principale contribution financière de l’État aux collectivités.

Selon l’Observatoire des finances et de la gestion publique locale (OFGL) la DGF, qui représentait 21 % des recettes de fonctionnement  des communes en 2013, n’en représente plus que 14,8 % en 2017. De nombreuses communes ont vu leur DGF baisser de moitié en 5 ans. Comme les autres recettes n’augmentent pas (la population tendant à s’appauvrir), cela signifie que de nombreuses communes rurales n’arrivent plus à survivre financièrement.

Comme si cette asphyxie budgétaire sciemment programmée ne suffisait pas, le projet délirant de suppression de la taxe d’habitation, qui représente 34 % des recettes fiscales des communes, et la forte baisse des contrats aidés, considérés comme une bouffée d’oxygène dans les campagnes, attisent encore les mécontentements.

Aux impasses budgétaires souvent insolubles découlant du désengagement de l’État, se superpose un autre motif de colère : la refonte de la carte des communes, qui contraint les maires de commune rurale à accepter la fusion dans des intercommunalités de plus en plus étendues.

Or cette politique imposée par l’État se révèle désastreuse dans la plupart des cas : menées sans l’accord des populations concernées sinon contre leur farouche opposition, ces fusions sont coûteuses en temps et en énergie et mènent à une concentration des pouvoirs au sein des intercommunalités. En découle une dévalorisation indigne des maires, qui ont le sentiment légitime de devenir les exécutants de décisions prises ailleurs.

Au bout du compte, c’est la démocratie de terrain qui est ainsi détruite, avec tout le bénévolat et l’esprit citoyen qu’elle suscitait. Le plus ahurissant, c’est que cette destruction de la démocratie de terrain aboutit à une situation beaucoup plus inefficace et dispendieuse. Elle provoque en effet l’apparition d’une technostructure locale, coupée du terrain, plus lointaine et salariée, là où les maires et les équipes municipales vivaient sur place et étaient essentiellement bénévoles.

J’invite chaleureusement les maires ruraux, aujourd’hui découragés à regarder la vidéo suivante réalisée par l’un de nos sympathisants. Elle permet de comprendre ce qui arrive à la France :
https://youtu.be/4p8ofHZexzU

Depuis le 17 novembre 2018, le peuple se lève pour réclamer sa souveraineté, le pouvoir de décider. En notre for intérieur, nous sentons tous que la prétendue « construction européenne » est en réalité une œuvre de destruction de la France, tous azimuts.

Aussi en ce début d’année, dans cette période charnière pour la France, je formule le vœu que tous les maires de France qui envisagent de démissionner ou de ne pas se représenter révisent leur choix et optent avec abnégation et courage pour la résistance aux côtés du peuple français. Par ailleurs, ce qui inquiéterait au plus haut point ce gouvernement soumis à l’ordolibéralisme bruxellois serait d’adhérer au seul mouvement qui défend réellement les intérêts de la France et de ses citoyens, l’UPR, comme l’ont déjà fait plus de 33 500 personnes de tous âges et toutes conditions.

Vous pouvez également vous exprimer librement ici, sur le groupe Facebook : Groupe de défense des communes de France.

Merci, et que vivent les 35 498 communes de France !

Cliquer sur le lien ci-dessous
LETTRE D’INFORMATION DE L’UPR AUX MAIRES DE GIRONDE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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